Nord -Marc

Glenn MILLER disparu devant le Pas de Calais

Je me rappelle que, au début des années 70, mais le phénomène existait déjà depuis quelques années, des plongeurs amateurs de Boulogne sur mer s’étaient mis en tête de retrouver l’épave d’un petit avion au large de Wimereux, avion qui paraît-il contenait un véritable trésor. En réalité un appareil britannique qui avait sombré durant la Seconde Guerre mondiale fut repéré en Manche devant Boulogne, mais ce n’était pas celui qu’ils cherchaient.

L’objet de leurs recherches n’était autre que l’avion de Glenn Miller,  célèbre musicien, connu pour n’en citer que deux, par ses créations telles qu’« In the mood » ou encore « Chattanooga choo-choo », disparu en Manche le 14 décembre 1944. C’est que le bruit courait qu’en se rendant ainsi de Londres à Paris libéré où était prévu un concert de Noël dix jours plus tard, il transportait dans ses bagages des partitions inédites qui pouvaient avoir une certaine valeur. Même si les chances de retrouver dans l’épave des partitions en bon état étaient quasiment nulles, l’excitation s’était emparée des chercheurs du trésor, sachant bien que le véritable trésor était Glenn Miller lui-même.

Les recherches furent vaines et l’on oublia peu à peu l’idée de localiser les restes de l’aéroplane, un petit appareil de liaison du type Norseman, piloté par un tout jeune aviateur.

Les spéculations sur les circonstances de la disparition du chef d’orchestre allèrent bon train jusqu’au milieu des années 80 où le mystère fut enfin élucidé.

Un navigateur de bombardier anglais rapporta alors qu’il se souvenait que,  de retour d’une mission en Allemagne, son Lancaster et ceux de ses collègues, larguèrent des bombes inutilisées au dessus de la Manche. La formation avait fait demi-tour à cause du temps, et, en pareil cas, on lâchait les projectiles à des endroits déterminés au-dessus de la mer. Il n’était pas question, en effet, d’atterrir  avec la cargaison de bombes, trop dangereux !

Le mitrailleur arrière d’un bombardier, au moment du largage, aperçut sous lui un petit avion qui se dirigeait vers la France et qui fut malencontreusement percuté par une bombe avant de sombrer. C’était l’avion de Glenn Miller. Le jour, l’heure, le trajet, le lieu, le type d’appareil, tout concordait !

Une enquête fut ouverte par la RAF, mais qui n’aboutit pas, on imagine bien pourquoi aujourd’hui.



09/02/2011
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